La préfecture interdit « la pêche à l’aimant »

Cette technique qui permet de récupérer des objets métalliques dans les cours d’eau, est jugée potentiellement dangereuse et polluante.
Après plusieurs départements comme la Somme, la Vienne ou encore la Meurthe-et-Moselle, l’Aude interdit la pêche à l’aimant, cette technique qui permet de rechercher des objets métalliques dans les cours d’eau à l’aide d’un puissant aimant. Vantée au début comme un moyen de dépolluer les cours d’eau des encombrants en tous genres, la pêche à l’aimant est surtout devenue le pendant aquatique de la recherche terrestre d’objets métalliques, éventuellement de valeur.

« La pêche à l’aimant dans les cours d’eau, lacs, fleuves, canaux et rivières est une pratique qui tend à se vulgariser. Cette pratique comporte néanmoins des risques importants pour les utilisateurs mais aussi les riverains. En effet, il arrive régulièrement que des objets dangereux soient découverts, comme des munitions ou des explosifs », écrit la préfecture de l’Aude dans un communiqué rendu public ce mardi 31 décembre, et qui fait état de « plusieurs découvertes d’explosifs (qui) ont nécessité l’intervention des démineurs dans l’Aude », en 2019. Ce fut notamment le cas en début d’année à Castelnaudary avec la découverte d’une grenade offensive. La Dépêche du Midi a également rapporté plusieurs cas de découvertes d’engins explosifs dans le Canal du Midi et le Canal de Brienne à Toulouse. Le même type de découverte a été signalé en Bretagne.

L’Indépendant